A propos du Dictionnaire…

Sergio Degli Ivanissevich, vice-président de la « Società di Minerva » di Trieste, une des plus anciennes et prestigieuses sociétés historiques italiennes, vient de réagir à la publication du Dictionnaire Fouché : « … je l’ai feuilleté et je suis resté impressionné par la richesse des contributions, par leur niveau et par la quantité d’informations qu’il contient… ».

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Passionnante conférence

Mardi 11 juin 2019, au « Circolo della Stampa » de Trieste, Julien Sapori a tenu une conférence sur invitation de cette association, du Consulat de France à Trieste, de l’association « Giuliani nel Mondo » et de l’Alliance Française. Devant un public très attentif d’une soixantaine de personnes, il a commenté son livre « Marcher ou mourir – les troupes italiennes en Russie 1941-43« , axant son intervention sur les raisons pour lesquelles l’historiographie française (mais aussi mondiale) ont ignoré cet épisode historique pourtant capital dans l’Histoire italienne et même européenne.

À l’occasion, a été évoqué, aussi, le projet d’installation d’une plaque commémorative de Joseph Fouché, mort à Trieste le 26 décembre 1820. Comme les lecteurs du blog le savent, la maison où demeurait et où est décédé Fouché est devenue, depuis, le palais épiscopal de la ville : l’accord de l’archevêque est donc indispensable. Diverses associations, et notamment la Società Minerva et Giuliani nel Mondo, se sont investies dans le projet qui, aux dernières nouvelles, se présenterait sous un angle plutôt favorable.

« Marcher ou mourir – les troupes italiennes en France 1941/43 »

Mardi 11 juin 2019 à 17h30, Julien Sapori présentera en italien son livre « Marcher ou mourir – les troupes italiennes en France 1941/43 » au Cercle de la Presse de Trieste. Ce rendez-vous a été organisé par l’association « Giuliani nel mondo » avec la collaboration du Consulat honoraire et de l’Alliance Française de Trieste.

Ce voyage à Trieste sera, aussi, l’occasion pour le président de la Société d’Études Joseph Fouché et son temps de faire le point sur le projet d’installation d’une plaque à la mémoire de Joseph Fouché.

« Café-histoire » autour de Fouché

Lundi 20 mai, en soirée, j’ai participé à une initiative intéressante : un « Café-histoire« , à la brasserie L’Univers, 8 place Jean Jaurès à Tours. La formule, très conviviale, consiste à prendre en verre avec un auteur qui dialogue avec ses lecteurs. Une manière fort intéressante et décontractée d’aborder la culture et, dans mon cas, Fouché, cette formule en « petit comité » permettant des échanges beaucoup plus personnels.

JS

La « haute police » de Joseph Fouché à Arturo Bocchini

Le vendredi 17 mai 2019, j’ai tenu devant un public nombreux et particulièrement attentif de l’Université pour Tous de Tourcoing, une conférence intitulée : « La ‘haute police’ de Joseph Fouché à Arturo Bocchini ».

Arturo Bocchini a été, de 1926 à sa mort en 1940, le chef de la police italienne, aux ordres du fascisme. L’idée de cette comparaison m’a été fournie par un article paru en 1939 dans le « Nuovo Avanti« , le journal du parti socialiste italien (en exil) ; voici un extrait : « Arturo Bocchini est le seul homme de format napoléonien que le régime fasciste ait trouvé. C’est vraiment un Fouché, un maître dans le dosage, selon l’opportunité, selon l’efficacité, de l’intimidation (sur l’individu et sur la collectivité) et de la mesure des peines. Sur Fouché, il dispose d’un avantage, en tant que serviteur du régime : c’est qu’il n’a jamais tenté aucune intrigue en dehors de sa fonction. C’est, bien évidemment, un ministre de la police qui ne se souci pas de savoir pourquoi et pour qui il dirige avec une technique parfaite l’instrument formidable de l’asservissement. […] Comme Fouché justement, Bocchini peut se vanter de faire ‘le moins de mal possible’ qui soit nécessaire pour l’oppression sans pitié […] La cruauté a été abolie. Des systèmes – à leur façon – corrects, froidement médités, ont été substitués aux déchaînement de la brutalité sauvage impunie. Les […] sont devenus des instruments disciplinés et précis de leurs supérieurs, sans passion et sans velléité de défoulement personnel ».

Sur la photo (de gauche à droite) Mussolini, Hitler et Bocchini.

Acte de baptême de Joseph Fouché

Voici l’acte de baptême de Joseph Fouché, né au Pellerin (44) le 21 mai 1759.

Sa retranscription :

« Le 23 mai 1759 a été baptisé Joseph né le 21 du courant du légitime mariage du sieur Joseph Fouché, capitaine de navires, et de demoiselle Marie Françoise Croiset son épouse. 0nt été parrain François Gouy et marraine Demoiselle Jeanne Croiset soussignés ».

Parmi les signatures, figure celle du rédacteur de l’acte : « Martin, vicaire ».

A noter que le patronyme « Fouché » semble s’orthographier dans l’acte « Fouches » ou « Fouchet ».

Julien Sapori et Tristan Hoc