« Café-histoire » autour de Fouché

Lundi 20 mai, en soirée, j’ai participé à une initiative intéressante : un « Café-histoire« , à la brasserie L’Univers, 8 place Jean Jaurès à Tours. La formule, très conviviale, consiste à prendre en verre avec un auteur qui dialogue avec ses lecteurs. Une manière fort intéressante et décontractée d’aborder la culture et, dans mon cas, Fouché, cette formule en « petit comité » permettant des échanges beaucoup plus personnels.

JS

La « haute police » de Joseph Fouché à Arturo Bocchini

Le vendredi 17 mai 2019, j’ai tenu devant un public nombreux et particulièrement attentif de l’Université pour Tous de Tourcoing, une conférence intitulée : « La ‘haute police’ de Joseph Fouché à Arturo Bocchini ».

Arturo Bocchini a été, de 1926 à sa mort en 1940, le chef de la police italienne, aux ordres du fascisme. L’idée de cette comparaison m’a été fournie par un article paru en 1939 dans le « Nuovo Avanti« , le journal du parti socialiste italien (en exil) ; voici un extrait : « Arturo Bocchini est le seul homme de format napoléonien que le régime fasciste ait trouvé. C’est vraiment un Fouché, un maître dans le dosage, selon l’opportunité, selon l’efficacité, de l’intimidation (sur l’individu et sur la collectivité) et de la mesure des peines. Sur Fouché, il dispose d’un avantage, en tant que serviteur du régime : c’est qu’il n’a jamais tenté aucune intrigue en dehors de sa fonction. C’est, bien évidemment, un ministre de la police qui ne se souci pas de savoir pourquoi et pour qui il dirige avec une technique parfaite l’instrument formidable de l’asservissement. […] Comme Fouché justement, Bocchini peut se vanter de faire ‘le moins de mal possible’ qui soit nécessaire pour l’oppression sans pitié […] La cruauté a été abolie. Des systèmes – à leur façon – corrects, froidement médités, ont été substitués aux déchaînement de la brutalité sauvage impunie. Les […] sont devenus des instruments disciplinés et précis de leurs supérieurs, sans passion et sans velléité de défoulement personnel ».

Sur la photo (de gauche à droite) Mussolini, Hitler et Bocchini.

Acte de baptême de Joseph Fouché

Voici l’acte de baptême de Joseph Fouché, né au Pellerin (44) le 21 mai 1759.

Sa retranscription :

« Le 23 mai 1759 a été baptisé Joseph né le 21 du courant du légitime mariage du sieur Joseph Fouché, capitaine de navires, et de demoiselle Marie Françoise Croiset son épouse. 0nt été parrain François Gouy et marraine Demoiselle Jeanne Croiset soussignés ».

Parmi les signatures, figure celle du rédacteur de l’acte : « Martin, vicaire ».

A noter que le patronyme « Fouché » semble s’orthographier dans l’acte « Fouches » ou « Fouchet ».

Julien Sapori et Tristan Hoc

A noter sur l’agenda…

Mes prochains rendez-vous pour mai, en lien avec Fouché :
Vendredi 17 mai 2019, sur invitation de l’Université pour tous de Lille, 35 rue Sainte Barbe à Tourcoing (59) : « Arturo Bocchini, dit le vice-duce« . Bocchini, chef de la police italienne pendant la période fasciste, a été parfois comparé à Fouché. Comparaison pertinente ou pas ?
lundi 20 mai 2019, sur invitation du Café-histoire » à Tours (37) : « Joseph Fouché – le crime ou le génie ?« .
Par ailleurs, je vous invite à consulter  le site « forum napoléon 1er« , sur lequel le « Dictionnaire Fouché » est présenté comme le « livre du mois » : moi et Eric Vial on y dialogue avec les lecteurs, répondant à leurs questions au sujet de Fouché et, plus généralement de la police.
Julien Sapori