Une plaque commémorative de la mort de Fouché à Trieste ?

Aucune rue, monument ou plaque ne rappelle l’existence de Joseph Fouché. Ce n’est pas le cas pourtant d’autres personnages controversés de l’époque, qu’il s’agisse de la Terreur ou de l’Empire.

A Paris, au moins deux plaques sont dédiées à Robespierre et une à Talleyrand ; et en ce qui concerne Saint-Just, sa ville natale de Decize (Nièvre) en a inaugurée une à son nom en 2017, afin de célébrer les 250 ans de sa naissance. Le conventionnel Barère, qui avait envoyé Fouché à Lyon avec ces consignes : « Lyon perdra son nom, sera appelée Ville Affranchie. Elle sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli« , possède aussi une plaque dans à Tarbes. Je trouve normal qu’on se rappelle ainsi de l’Histoire, des ses moments glorieux comme de ses moments dramatiques. Une plaque ce n’est pas un hommage, c’est un « rappel« .

Mais la France ne veut pas se rappeler de Fouché. Peut-être qu’à l’étranger on trouvera de bonnes volontés pour le faire ? Le duc d’Otrante avait été condamné à l’exil lors de la Restauration. Je rappelle qu’à l’origine de cette sanction on ne retrouve pas les persécutions qu’il organisa à Lyon en 1793/94, mais le fait qu’il ait voté la mort du roi et prit des responsabilités ministérielles pendant les Cent Jours. C’est donc en exil, à Trieste, qu’il meurt le 26 décembre 1820. Dans cette ville il n’a laissé aucun mauvais souvenir ; bien au contraire, en qualité de dernier gouverneur des Provinces Illyriennes (ensemble administratif comprenant la ville de Trieste), en 1813, il se distingua pour sa bienveillance et toute une série de réformes fort appréciées. Serait-il possible qu’une plaque soit érigée sur sa dernière demeure, le Palazzo Vicco, siège de l’archevêque de la ville, à l’occasion du 200ème anniversaire de sa mort ?

Voici le texte que je propose (en français et en italien).

Dans cette maison est décédé en exil le 26 décembre 1820 Joseph Fouché, duc d’Otrante, « un singulier personnage qui frappa Napoléon d’une sorte de terreur » (Balzac). Il fut à trois reprises ministre de la police entre 1799 et 1815, et le dernier gouverneur des Provinces Illyriennes en 1809.

In questa casa è morto in esilio il 26 dicembre 1820 Joseph Fouché, duca d’Otranto, « quel genio profondo che colpi’ Napoleone di una specie di terrore » (Balzac). Fu tre volte ministro della polizia fra il 1799 e il 1815 et l’ultimo governatore delle Province Illiriche nel 1809.

Merci d’avance de me faire part de vos opinions et suggestions.

Julien Sapori

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