Le «Connétable des lettres»

JS BAAinsi fut surnommé Barbey d’Aurevilly, auteur du Chevalier des Touches qui raconte l’un des épisodes les plus romanesques de la Chouannerie. Après des débuts littéraires incertains, l’auteur trouve enfin sa voie au moment où il retrouve son enfance, Valognes, Saint-Sauveur-le-Vicomte, le milieu familial où il a été élevé dans la nostalgie d’une culture qui est morte en 1789. C’est cette quête proustienne d’un temps, d’un monde perdu qui, par-delà les exploits des héros, donne au Chevalier des Touches son étrange miroitement poétique.

A travers ce roman, Barbey d’Aurevilly nous ramène à une époque où Joseph Fouché, ministre de la Police, livre une lutte sans merci contre la chouannerie présentée comme la source de tous les troubles qui secouent la société française, fruit d’une propagande magistralement menée par la police de Fouché qui a fait du mot chouan un synonyme de terroriste et de brigand.

A l’heure où la rédaction du dictionnaire dédié à Joseph Fouché et son temps entre dans sa dernière ligne droite, Julien Sapori, président de «La Société d’études sur Joseph Fouché et son temps», s’est rendu à Saint-Sauveur-le-Vicomte, sur la tombe de Barbey d’Aurevilly.

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